The Good Wife signe sa meilleure saison

Cette saison, les auteurs de The Good Wife ont réussi un sacré tour de force en nous offrant la meilleure saison de la série à ce jour, une réussite qui doit pourtant beaucoup à un évènement qui s’est imposé à eux.

Une fois n’est pas coutume, la quasi-intégralité de cet article contient des spoilers sur la cinquième saison de la série, je vous invite donc à en reporter la lecture si vous ne l’avez pas encore vue…

Attention, la suite de cet article contient des SPOILERS majeurs sur la saison 5

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Sick Beard et les manques de l’offre légale

Sick Beard est un logiciel assez extraordinaire qui offre aux fans de séries la possibilité de totalement lui déléguer la recherche, le téléchargement ainsi que le rangement des nouveaux épisodes de séries télé dans la foulée de leur diffusion.

Comment ça marche ?

Une fois installé sur votre ordinateur ou votre NAS (le logiciel est multi-plateforme), vous devrez indiquer à Sick Beard la méthode que vous souhaitez utiliser pour télécharger vos nouveaux épisodes, vous aurez le choix entre Usenet1Si vous choisissez Usenet (les fameux newsgroups), n’hésitez pas à vous tourner vers l’excellent client libre et gratuit SABnzbd. et BitTorrent.

Ensuite, vous indiquerez au logiciel quelles sont les séries que vous suivez et dans quelle qualité vous souhaitez les obtenir (SD, 720p, 1080p…).

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Spartacus, retour sur une réussite inattendue

Après avoir parlé de Homeland et House of Cards qui sont probablement deux des séries les plus surestimées de ces dernières années, quoi de plus normal que d’aborder une des séries les plus injustement mésestimée à savoir Spartacus.

Je ne jetterai la pierre à personne car je n’ai moi-même découvert la série qu’en tout début d’année dernière2Ce sont notamment les articles de Tigrou et Jéjé sur pErdUSA (ainsi que la seconde partie de leur podcast numéro 34) qui ont achevé de me motiver. Merci à eux ! alors que son destin était déjà scellé puisque la chaîne Starz et la production s’étaient mis d’accord pour que la troisième saison3La série compte trois saisons de 10 à 13 épisodes auxquelles vient s’ajouter une mini-série en 6 épisodes qui est une préquelle et fut diffusée entre les deux premières saisons de la série. clôture définitivement le projet malgré un joli succès d’audience4La série est le plus gros succès historique de la petite chaîne à péage Starz.. Un choix qui force le respect à l’heure où tant de séries sont prolongées bien au delà de leur date de péremption pour de simples raisons économiques.

Lucretia (Lucy Lawless) dans Spartacus
Lucretia (Lucy Lawless)

Si j’ai longtemps honteusement snobé la série, ce n’était pas tellement à cause de son ultra-violence ou de l’omniprésence du sexe mais plutôt du fait de son esthétique extrêmement cheap.
Et, il faut bien se rendre à l’évidence, visuellement, le pilote de Spartacus ressemble plus à un ersatz sans le sou de 300 qu’à une série haut de gamme façon Rome sur HBO.
Pourtant, dès lors que l’on se laisse happer par le souffle épique de la série, il devient rapidement évident que Spartacus a bien plus à offrir que du sang, des fesses et des effets spéciaux d’un goût douteux.
Même si le sexe et la violence en font une série à ne pas mettre devant tous les yeux (son interdiction au moins de 16 ans en France est tout sauf une surprise), Spartacus offre surtout une épopée aussi riche que intense en proposant une relecture véritablement passionnante d’une histoire pourtant archi-connue.

Assez rapidement, on se fait à l’esthétique surréaliste de la série qui, même si elle reste assez cheap, permet aux auteurs de totalement laisser libre cours à leur imagination. Ce qui est au premier abord la principale limite de la série devient rapidement une de ses principales forces et on se retrouve avec des batailles colossales qu’aucune autre série n’avait jusqu’ici osé mettre en images5En terme de démesure, Game of Thrones et son Blackwater peuvent aller se rhabiller..

Le plus amusant sur cette question de forme de la série est que celle-ci était en fait une figure imposée par les producteurs à Steven S. DeKnight, créateur et showrunner de Spartacus. En effet, ce look à la 300 avait été vendu à la chaîne avant même qu’un showrunner ne soit associé au projet.
Quand DeKnight – scénariste ayant officié sur Smallville (personne n’est parfait), Buffy et Angel – rejoint le projet, il doit intégrer ce facteur dans son travail.
Au passage, après avoir vu l’intégrale de la série, difficile de ne pas saluer le travail du bonhomme sur Spartacus. Ce qui n’était qu’une série de commande s’avère être à l’arrivée une bien belle réussite narrative.
Je ne peux m’empêcher de saliver à l’idée de ce que pourrait nous proposer Steven DeKnight à partir d’un matériel plus personnel…

Ilithyia (Viva Bianca) et Gaius Claudius Glaber (Craig Parker)
Ilithyia (Viva Bianca) et
Gaius Claudius Glaber (Craig Parker)

Son créateur le reconnait lui-même, Spartacus a eu quelques difficultés à l’allumage et on sent bien durant ses deux ou trois premiers épisodes qu’elle se cherche… mais dès lors qu’elle se trouve, son caractère épique ne la quittera plus jusqu’à sa conclusion… une sacrée gageure !
Pour mémoire, comme c’est généralement le cas pour les séries du câble, Spartacus n’a pas eu de pilote en tant que tel puisqu’elle a immédiatement démarré sur une commande de 13 épisodes.
Du coup, l’énorme challenge technique auquel la série se trouvait confrontée (obtenir un look à la 300 avec un budget et un rythme de production de télévision) a dû être adressé à chaud, Il n’était pas possible de tourner une seconde version du pilote puisqu’une semaine après le tournage de celui-ci, le tournage du second épisode démarrait.

Sur le fond, la caractérisation des personnages est une belle réussite superbement accompagnée par un casting pourtant essentiellement composé d’inconnus (australiens pour la plupart).
Clairement, la plus grande force de Spartacus réside dans sa faculté à faire avancer son intrigue rapidement sans que cela ne paraisse jamais forcé tout en ne s’interdisant pas de se débarrasser de tel ou tel personnage pour les besoins de l’intrigue.
Quel que soit le camp des personnages, ceux-ci sont toujours particulièrement riches avec une mention spéciale pour le mémorable couple Batiatus (campé par John Hannah et Lucy Lawless) qui sont de véritables crevures mais parviennent à fasciner malgré tout.
C’est aussi cela la force de la série, réussir à rendre attachants d’authentiques salopards.

Ilithyia (Viva Bianca) et Lucretia (Lucy Lawless) dans Spartacus
Ilithyia (Viva Bianca) et Lucretia (Lucy Lawless)

You appear as honorable man, yet attempt to slip cock in ass (Batiatus)

La manière dont les auteurs s’amusent avec la langue est une autre des grandes réussites de Spartacus. L’intention n’est évidemment pas de rechercher un quelconque réalisme historique mais plutôt de créer un language à la fois moderne, vulgaire et désuet en déstructurant l’argot d’aujourd’hui. Cela donne des choses assez savoureuses dans le ton de ces quelques exemples :

Words fall from your mouth as shit from ass. (Vettius)

A Gladiator does not fear death. He embraces it. Caresses it. Fucks it. Each time he enters the arena, he slips his cock in the mouth of the beast, and prays to thrust home before the jaws snap shut. (Oenomaus)

Difficile de ne pas sourire en entendant les personnages tenir de tels propos et j’avoue me demander comment la version française a bien pu s’en tirer (ou pas…) avec un matériel à ce point particulier (c’est déjà compliqué en temps normal, mais là les personnes chargées de l’adaptation ont vraiment dû s’arracher les cheveux !).

Spartacus

Quant au sexe et à la nudité qui sont très présents dans Spartacus, ils sont intégrés dans la narration de manière nettement plus intelligentes et naturelles que dans beaucoup d’autres séries actuelles (Banshee et Strike Back viennent en tête).
Pour ce qui est de la violence, on parle de Rome antique et de gladiateurs donc, là encore, difficile de faire une série tous publics. Les auteurs ont choisi de montrer la violence en plein champ ce qui décuple son impact. Certains ne manqueront pas d’y voir de la pure exploitation, d’autres une manière de dépeindre la brutalité de l’époque.
Même si le rendu est ultra-stylisé et donc pas forcément réaliste (en accord avec le ton visuel général de la série), la violence ici fait presque mal aux téléspectateurs.
Quoi qu’il en soit, après avoir vu les quelques combats de gladiateurs à la sauce Parc Astérix du film Pompéi, je me dis que je préfère nettement l’approche frontale de Spartacus.

Un an après après que Spartacus ait tiré sa révérence, c’est toujours avec un petit pincement au cœur que je repense à cette série qui a su me captiver bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer durant 39 épisodes.

Pour mémoire, la série a eu à gérer la maladie de l’interprète de Spartacus à l’issue de sa première saison. Le très convaincant Andy Whitfield s’est en effet vu diagnostiquer un cancer au printemps 2010.
Les auteurs et la chaîne ont alors décidé de repousser le tournage de la seconde saison et de mettre en chantier une mini-série en 6 épisodes dont l’action se déroule avant les évènement montrés durant la première saison.
Malheureusement, Andy Whitfield ne parviendra pas à prendre le dessus sur la maladie et donnera son accord pour qu’une nouvelle saison soit mise en production avec un nouveau comédien dans le rôle titre.
C’est à Liam McIntyre qu’incombera la lourde de tâche de succéder à Whitfield, ce dernier fut malheureusement emporté par la maladie en septembre 2011.

Andy Whitfield, l'inteprête de Spartacus durant la première saison
Andy Whitfield, l’interprète de Spartacus
durant la première saison

A noter qu’un coffret DVD ou Blu-ray français propose une prétendue « intégrale » de la série qui n’inclut pas l’ultime saison.
Un « oubli » absolument inexcusable d’autant que la dernière saison a été diffusée aux USA près de 6 mois avant la sortie de ce fameux coffret.
Bref, l’éditeur mériterait d’être mis dans l’arène avec Spartacus !
Côté VoD, le bilan n’est malheureusement guère plus satisfaisant puisqu’aucun service ne propose l’intégrale de la série (CANALPLAY et Orange ne proposent qu’une partie de la série).

Enfin, fin 2012, Deadline révélait qu’un spin-off consacré à Jules César était envisagé par la chaîne Starz, il semble malheureusement que ce projet ait été relégué aux calendes grecques. C’est bien dommage d’autant que ce ne sont pas les dernières créations originales de la chaîne6Da Vinci’s Demons et Black Sails. qui réussiront à faire oublier Spartacus.

Pour ma part, je dois même avouer que j’aurais sans doute été beaucoup plus enthousiasmé par l’arrivée d’un César à la sauce Spartacus que je ne le suis par l’arrivée prochaine de Better Call Saul, le spin-off de la regrettée Breaking Bad qui me semble un peu trop forcée7Better Call Saul semble un peu trop être le résultat d’un meeting dans lequel des exécutifs se seraient demandés comment surfer et capitaliser sur le succès (mérité) de Breaking Bad… J’espère que Vince Gilligan et ses troupes me feront mentir cet automne ! et aura bien du mal à arriver à la cheville de sa grande sœur.

Vikings et sa première moitié de saison 2

Si Vikings n’a ni l’ampleur ni le caractère épique d’un Spartacus (sur lequel je reviendrai très prochainement), la série de la chaine History n’en demeure pas moins très plaisante et ce malgré un budget à l’évidence limité8On parle de 40 millions de dollars pour la première saison et ses neuf épisodes. Visuellement, le résultat a certaines limites évidentes notamment dans les séquences de combat..
Une de ses principales réussite est qu’elle parvient à s’éloigner d’un certain nombre de clichés sur les Vikings que l’on a plutôt l’habitude de voir présentés comme des barbares sans foi ni loi.
En nous plaçant au cœur même d’une tribu, Michael Hirst – le créateur et showrunner de Vikings – nous présente des êtres de chair et de sang beaucoup plus avancés socialement que ce que l’on pourrait croire et c’est vraiment rafraichissant de s’éloigner de la vision traditionnelle. Une vision traditionnelle qui découle sans doute du fait que la plupart des récits de l’époque ont été faits par des pays qui ont été attaqués si ce n’est envahis par les Vikings.

Si la première moitié de la seconde saison se révèle extrêmement riche en évènements, je ne peux malheureusement pas m’empêcher d’avoir le sentiment que Vikings a eu une fâcheuse tendance à survoler sa propre histoire.
Là où on peut reprocher à certaines séries de passer beaucoup trop de temps sur un arc narratif, dans ce début de saison de Vikings, c’est exactement le contraire. J’ai finalement l’étrange impression d’avoir assisté à un résumé synthétique de la série, ce qui se révèle forcément un peu frustrant.
J’imagine (j’espère même) que les auteurs sont entrés dans cette logique dans le but de mettre en place ce qui était nécessaire pour une seconde moitié de saison tonitruante mais le résultat après cinq épisodes n’en reste pas moins approximatif, au point que j’ai vraiment le sentiment que nous sommes passés à côté de quelque chose.

Ragnar Lothbrock dont l’interprète Travis Fimmel aurait fait un parfait Jax Teller dans Sons of Anarchy
Travis Fimmel (Ragnar) aurait fait un parfait
Jax Teller dans Sons of Anarchy

Attention, ce qui suit contient des SPOILERS sur les cinq premiers épisodes de la seconde saison

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Banshee, un guilty pleasure pas si coupable

Les adjectifs qui caractérisaient le mieux la première saison de Banshee étaient probablement « fun » et « décomplexée ».
A l’occasion de sa seconde saison, la série a considérablement gagné en profondeur et montré qu’elle avait (beaucoup) plus à offrir que des scènes d’action dantesques et des scènes sexy un poil gratuites.

Le postulat de départ de Banshee est sans doute un des éléments qui la rendait un peu difficile à prendre au sérieux l’année dernière. Il faut bien dire que la séquence clé qui fait que le héros (Anthony Starr) passe du statut d’ex-taulard à celui de shérif de la petite ville de Banshee aurait difficilement pu être plus overzetop.
A côté de cela, la série avait la fâcheuse tendance de systématiquement faire se jeter toutes les femmes sur Lucas Hood (parfois on se disait que c’était pour mieux le manipuler, mais non…). Évidemment, quiconque a déjà regardé Strike Back (sur Cinemax également) ne sera pas vraiment surpris puisque le personnage incarné par Sullivan Stapleton y « subit » plus ou moins le même sort9Pour donner un peu de contexte, il est intéressant de noter que Cinemax est la chaîne du groupe HBO qui historiquement était surtout connue pour diffuser des films érotiques. Ceci explique sans doute cela….

A mesure que la seconde saison progresse, Banshee conserve sa touche sexy mais le résultat devient nettement plus organique. La série s’offre même quelques séquences vraiment sulfureuses au travers de la relation entre Kai Proctor (Ulrich Thomsen) et sa nièce Rebecca Bowman (Lili Simmons).
Au passage, au delà du fait que la jeune femme apparaît souvent légèrement vêtue, le personnage incarné par Lili Simmons se révèle assez fascinant. Elle apparaît souvent discrète et rêveuse mais, par petites touches, les auteurs dessinent un portrait nettement plus ambigu. Tellement ambigu que bien malin qui pourra dire de quel côté penchent réellement ses allégeances. Vise-t-elle le fauteuil de son oncle ? Veut-elle le faire plonger ? Lui est-elle dévouée (façon syndrome de Stockholm) ?

Même si Banshee ne se prive pas d'utiliser la plastique avantageuse de Lili Simmons, son personnage n'en est pas moins riche et ambigu (ce que True Detective n'avait pas réussi à offrir à la jeune comédienne)
Même si Banshee ne se prive pas d’utiliser la plastique avantageuse de Lili Simmons, son personnage n’en est pas moins riche et ambigu (ce que True Detective n’avait pas réussi à offrir à la jeune comédienne)

Banshee, c’est aussi une histoire d’amour impossible entre Hood et Carrie (Ivana Miličević) et, sur ce point aussi, les auteurs offrent un très bon traitement à l’intrigue en ne cédant pas à la facilité d’entrer dans un bête schéma ils sont ensemble/ils ne le sont plus.
Ceci dit, cela n’empêche pas Hood d’être essentiellement attiré par des femmes qui ont de faux airs de Carrie : Rebecca à son arrivée puis Siobhan (Trieste Kelly Dunn) de manière encore plus flagrante à mon avis. A ce titre, le casting est une belle réussite que les auteurs ont vraiment très bien utilisé en ne se privant pas de dresser trois beaux portraits de femmes fortes très différentes.

How many lives have you lived? (Carrie)
None, really. (Hood)

Une scène de baston entre Lucas Hood (Anthony Starr) et un sosie de Jason Statham
Une scène de baston entre Lucas Hood (Anthony Starr) et un sosie de Jason Statham

J’aime aussi beaucoup l’idée que celui que l’on appelle Hood n’a en fait pas de véritable identité. Depuis le début de Banshee, on ne fait référence à lui qu’au travers du nom de l’homme dont il a pris la place dans l’épisode d’ouverture de la série.
Bien que son personnage en soit le cœur, Anthony Starr n’est pas franchement le comédien le plus convaincant de Banshee, il est même plutôt inexpressif. Cela dit, son regard vide lui donne une sorte de poker face qui colle bien avec le mystère qui règne autour des origines de son personnage.

En parlant d’origines, les auteurs de Banshee ont exploré de nombreuses manières de raconter – ou plutôt de compléter – leur histoire en dehors de la série et notamment par le biais de Banshee Origins, un sympathique Comic book gratuit10Deux versions du Comic book sont disponibles, une version simple qui fut éditée avant le lancement de la série et une version Extended parue entre les deux saisons. Les deux éditions sont disponibles gratuitement sur iTunes et Comixology. qui revient sur les évènements qui ont conduit Hood en prison quinze ans plus tôt. A noter que certains flashbacks de l’ultime épisode de la seconde saison ne sont que des versions filmées de planches figurant dans le Comic.

Banshee Origins Extended Edition (Comic book gratuit chez IDW)
Banshee Origins
Extended Edition
(Comic gratuit chez IDW)

Le site Web Welcome To Banshee proposent également des flashbacks complémentaires à ceux que nous avons pu voir au sein des deux premières saisons. Ceci dit, ces vidéos restent à mon sens largement dispensables.

Parmi les particularités de la série elle-même, on note deux petits bonus chaque semaine. Le premier figure dans le générique sous la forme d’une combinaison – différente à chaque épisode – qui permet d’ouvrir un coffre sur Welcome To Banshee afin d’en savoir plus sur les étranges photos qui ornent le générique. Un générique dans l’esprit de Seven et Saw que j’apprécie tout particulièrement pour le caractère entêtant de sa musique signée Methodic Doubt (un duo qui fait du super boulot sur le score de la série). Voici un exemple de ce fameux générique :

Le second petit bonus est plus classique avec une scènette supplémentaire qui conclut le générique de fin de chaque épisode.

Bref, si on peut discuter de l’intérêt réel de tous ces petits compléments offerts autour de la série, on ne peut en revanche pas reprocher aux auteurs de ne pas essayer de nouvelles choses.
A ce titre, l’épisode The Truth About Unicorns (2.05) est une pure merveille quasi-expérimentale qui s’inscrit parfaitement dans cette logique de s’aventurer en territoire inexploré. Le résultat est beau, atmosphérique mais parvient à enrichir encore la relation entre Hood et Carrie tout en faisant progresser l’intrigue. Du grand art, vraiment.

Carrie (Ivana Milicevic) dans The Truth About Unicorns
Carrie (Ivana Milicevic) dans
The Truth About Unicorns

Le final de la seconde saison offre une belle conclusion à ce qui a conduit Hood à rester à Banshee durant les deux premières saisons, mais le dernier quart d’heure dessine quantité de nouvelles pistes qui laissent penser que Hood n’est pas prêt de quitter cette petite ville de sitôt.

Si vous n’avez pas encore goûté à Banshee, c’est le moment de démarrer une petite session de rattrapage.
Pour ma part, j’ai déjà hâte de retrouver la série pour une troisième saison !