Piratage et offres légales, tous pirates ?

Difficile d’esquiver longtemps la question du piratage sur un blog Séries dont la note d’intention promet de parler de nouvelles technologies.
Plutôt que d’éluder la question, autant l’aborder dès à présent, l’objectif n’étant évidemment pas de faire l’apologie du piratage mais plutôt d’essayer de comprendre pourquoi celui-ci tient une telle place chez les amateurs de séries.

Tous pirates ?

Le fait est que le nombre de français1 qui regarde des séries télé en quasi direct de leur diffusion originale a explosé depuis une décennie et, même si je ne dispose pas de statistiques sur le sujet, je peux vous dire sans trop prendre de risque que l’écrasante majorité le fait sans passer par des services de VoD officiels.

Est-ce à dire que cette majorité d’amateurs de séries en VO à la source n’est finalement qu’une bande de pirates totalement irrécupérables ? Pas si vite.
Pour commencer, la vraie majorité est patiente et attend les diffusions officielles à la télévision avec un accès à la VO un peu moins facilité2 et surtout des diffusions souvent erratiques voire tout simplement inachevées. Autant de situations qui convertissent chaque jour de nouveaux adeptes au téléchargement (ou au streaming) dit illégal puisque l’offre légale reste largement inadaptée à la demande croissante de séries au plus près de leur diffusion originale.

Une offre légale anémique

L’offre légale a le mérite d’exister entre les chaînes de télévision (Canal+ Séries, OCS…), les supports physiques (DVD et Blu-ray) et les offres de streaming (iTunes, MyTF1 VOD, Canalplay VOD…) mais, malheureusement, aucune de ces alternatives adoubées par les studios ne propose le dixième (le centième ?) du choix, de la qualité et de la facilité d’utilisation offerte par l’offre illégale.

Regarder la TV

La télévision

Les chaînes françaises grands publics sont assez timides en matière de diffusion de séries télévisées des lors que l’on s’éloigne des formula shows et, TF1, la chaîne leader sur le marché diffuse le plus souvent ses séries de manière totalement anarchique (désordre chronique, hiatus prolongés… J’en passe et des meilleurs).
Le bilan des autres chaînes n’est guère plus glorieux, même Canal+ – pourtant payante – maltraite certaines de ses séries en se permettant de les mettre en hiatus en plein milieu de saison comme elle a pu le faire avec Scandal.
La censure et les coupes arbitraires sont fréquentes sur TF13 mais, là encore, les chaines payantes4 ne sont pas épargnées par le phénomène comme l’illustre la diffusion récente de l’ovni britannique Utopia sur Canal+ Séries.
À côté de cela, il n’est pas non plus rare de voir une série tout simplement déprogrammée5 par son diffuseur faute d’audience.

Le cœur du problème est que rien n’a véritablement changé dans les rythmes de diffusion des séries depuis les années 90, il faut ainsi s’armer de patience pour découvrir les derniers épisodes de ses séries favorites et, le plus souvent, bien malin qui pourra prédire quand la dernière saison de telle ou telle série sera enfin proposée.

Il y a bien quelques exceptions avec OCS notamment mais ce que cette dernière propose en matière de séries en quasi direct de leur diffusion originale est tellement restreint que cela en devient presque anecdotique6 (c’est un peu l’exception qui confirme la règle en somme).

Finalement, les chaînes de télévision conservent surtout un réel intérêt en matière de séries pour leur production originale qui comporte régulièrement quelques perles (Engrenages dont chaque saison est plus réussie que la précédente, Les Revenants qui s’exporte bien ou encore Un Village français7 qui est un joli succès critique).

Les supports physiques (DVD et Blu-ray)

Support physique

Les supports physiques sont intéressants dès lors qu’il s’agit de conserver une série que l’on a aimé (le Blu-ray et sa qualité à couper le souffle est clairement tout indiqué pour cette fonction), mais il ne sont pas sans présenter un certain nombre d’inconvénients.

Le premier est la conséquence d’un choix des éditeurs (et sans doute d’accords avec les chaînes de télévision) mais il est particulièrement problématique sur les séries. La sortie des coffrets n’intervient la plupart du temps que plusieurs mois après la diffusion française de la série. Autant dire, une éternité après la diffusion originale et, pour ne rien arranger, il est bien souvent ardu de prédire à l’avance si et quand tel ou tel coffret va sortir.
Pour couronner le tout, la plupart des séries ne sont éditées qu’en DVD, un format largement inférieur à celui de la diffusion HD de la télévision, ce qui est tout de même un comble.

Par ailleurs, les DRM règnent en maître.
Vous avez acheté votre coffret et vous payez une taxe pour copie privée sur vos disques durs, smartphones, tablettes, DVD vierges ?
Étrangement, rien ne vous permet de bénéficier légalement de vos épisodes sur autre chose que votre lecteur DVD ou Blu-ray. Plus fort encore, impossible d’éviter les avertissements du FBI lorsque vous insérez la galette que vous avez chèrement acquise dans votre lecteur.

Sans même parler de la question de l’obsolescence des supports physiques qui comme le CD pour la musique sont condamnés à disparaître dans un futur pas si éloigné, on voit bien que ceux-ci ne constituent de toute façon pas une option digne de ce nom pour suivre ses séries favorites en quasi direct de leur diffusion originale.

Les offres de streaming/VoD

Crédit: Skye Gould/Business Insider
Crédit: Skye Gould/Business Insider

Même si c’est sans doute ce qui se rapproche le plus aujourd’hui d’une réponse adaptée à la demande, on reste encore bien loin du compte.

Le premier problème des offres de streaming et de vidéo à la demande est évidemment la profondeur de leur catalogue qui est extrêmement limité en matière de séries en cours de diffusion.
Vous voulez suivre The Good Wife, Homeland ou encore Banshee en quasi direct des USA ?
Et bien c’est dommage, aucun service ne vous le propose.
Vous vouliez voir la fin de Breaking Bad au moment de sa diffusion américaine ?
Dommage encore, aucune solution ne la proposait.

En admettant que l’offre se densifie, d’autres problèmes font que l’écosystème actuel n’est pas près de s’imposer comme une solution réellement adaptée à la demande.
Tout d’abord, l’offre est extrêmement atomisée. Les offres de VoD sont nombreuses, indépendantes et leurs catalogues ne se recoupent pas, il est donc impératif de jongler entre les différents services. C’est bien simple, chaque studio propose son propre service ce qui rend l’offre totalement illisible pour le consommateur.
Bref, n’espérez pas faire un choix en fonction de la qualité du service offert…

Autre problème, ces différents services ne proposent pas d’abonnements donnant accès à l’ensemble de leur catalogue à l’heure actuelle (corrigez-moi si je me trompe).
L’amateur de séries se trouve donc condamné à débourser au minimum 1,99€ pour louer le moindre épisode.
Cela peut paraître peu, mais rappelons qu’une série de network compte en moyenne 22 épisodes, cela nous amène tout de même à pratiquement 45€ pour pour la seule location d’une saison de série.
Ce principe de location est également un problème car, les fichiers étant bardés de DRM, pas question de regarder l’épisode comme bon vous semble, vous êtes contraint de passer par la plateforme propriétaire du service utilisé.
Et n’imaginez évidemment pas revoir l’épisode quelques jours, semaines ou mois plus tard sans repasser à la caisse.

À l’évidence, il reste encore un sacré chemin à parcourir sur le front de la VoD pour rendre l’offre véritablement alléchante pour les fans de séries.

Netflix, un nouvel espoir ?

Oui, cette image issue du Daredevil de Netflix  a été ajoutée bien après la publication de l'article ;)
Oui, cette image issue du Daredevil de Netflix a été ajoutée bien après la publication de l’article ;)

On parle régulièrement d’une arrivée prochaine de Netflix dans l’hexagone bien qu’il soit évident que la France ne figure pas parmi les priorités de ce géant du streaming ne serait-ce que du fait de toutes les contraintes légales qui encadrent la diffusion des films (chronologie des médias en tête).
Ceci dit, en pénétrant le marché français, Netflix pourrait mettre un énorme coup de pied dans la fourmilière en proposant enfin des offres incluant différents catalogues même si on peut aisément imaginer que les acteurs en place ne simplifieront pas la tâche à un nouvel entrant sur le marché lors des négociations pour l’obtention des différents contenus.

Par ailleurs, il est également très peu probable que Netflix parvienne à proposer massivement des séries en quasi direct de leur diffusion originale car, là encore, les acteurs historiques (à commencer par les chaînes) ne ménageront pas leurs efforts pour l’éviter.

Le précédent de l’industrie musicale

Crédit: Gentside.com
Crédit: Gentside.com

La situation en matière d’accès aux séries fraîchement diffusées n’a que très peu évolué durant la dernière décennie tandis que la technologie a fait un bon en avant assez considérable.
L’industrie et les studios n’ont jamais remis en question leur modèle économique malgré les expériences du passé et tout particulièrement après l’édifiant précédent de l’industrie musicale qui s’est notamment longtemps obstinée à mettre des DRM sur les morceaux vendus au format numérique.
Une contrainte dont ne s’embarrassaient pas les pirates et qui a largement contribué à populariser le téléchargement illégal (franchement, pourquoi payer pour avoir quelque chose de moins bien ?).

Fort heureusement, l’industrie du disque a fini par réaliser son erreur et à la rectifier. Aujourd’hui, la vente de musique numérique se fait quasiment exclusivement sans DRM.

Par ailleurs, plus récemment, de nouvelles façons de consommer la musique se sont développées avec des acteurs tels que Deezer, Spotify ou encore Rdio.
Même si la musique y est à nouveau protégée par des DRM, la profondeur des différents catalogues (des millions de titres incluant la plupart des nouveautés8) est telle que s’abonner à un seul de ces services (pour une dizaine d’euros par mois) est suffisant.
La différenciation se fait sur les services proposés autour des catalogues (applications bureau, tablettes et mobiles; fonctionnalités de découverte…), ce qui favorise une saine concurrence entre les différents acteurs.
Ces services peinent encore à atteindre la rentabilité et les montants qui finissent dans les poches des artistes restent encore faibles mais ces deux problèmes devraient progressivement se résorber à mesure que de plus en plus d’utilisateurs se tourneront vers ces plateformes et leur permettront d’atteindre une taille critique.

L’accès aux séries TV en France a dix ans de retard et ne semble jusqu’à présent tirer aucun des enseignements de l’expérience de la dématérialisation de la musique.
Toutes les clés sont pourtant là, espérons que l’industrie se décide rapidement à en faire bon usage car en attendant, l’offre illégale prospère.

De vilains pirates et de gentils studios ?

Crédit: Le Monde
Crédit: Le Monde

Mais qui sont donc ces vilains pirates qui nous permettent de voir les derniers épisodes en palliant à l’incapacité chronique des studios à nous proposer les solutions légales dont nous rêvons ?
Et bien la réponse est très simple, pour l’essentiel, il s’agit de passionnés.
Il ne faut d’ailleurs pas s’y tromper, si des intermédiaires gagnent effectivement de l’argent grâce à l’offre illégale, ce ne sont pas ceux qui mettent à disposition les épisodes ni ceux qui réalisent des sous-titres pour ceux-ci.
Ceux-là même qui nous permettent de voir les épisodes à chaud dans la foulée de leur diffusion originale doivent les enregistrer, couper les publicités, encoder le résultat, le mettre à disposition, en réaliser une traduction ou encore synchroniser les sous-titres avec le son (ces différentes actions étant généralement réalisées par des personnes différentes).
Des tâches particulièrement chronophages réalisées gracieusement par et pour la communauté.
En effet, l’objectif est bien de proposer quelque chose que l’on ne peut pas trouver autrement, un produit quasi parfait (si si !) que vous pouvez regarder sur l’appareil de votre choix et conserver si vous le souhaitez.
Autant de choses que l’offre légale a choisi de ne pas nous proposer.

Alors bien sûr tout n’est pas rose, certains intermédiaires ne se privent pas de faire de l’argent plus ou moins directement sur ce travail communautaire (via la publicité sur des sites de streaming non officiels et les sites de liens Torrent ou encore au travers d’abonnements sur des services de Direct Download et d’accès à Usenet9).

Force est de constater que la demande est énorme et que des gens se donnent beaucoup de mal pour y répondre (et je n’ai même pas parlé de tous les sites et logiciels qui gravitent autour de ce petit monde10).
Pourtant, étrangement, ces gens qui se donnent du mal pour satisfaire la demande ne sont pas les studios. Non, ceux-là semblent au contraire totalement ignorer et négliger le phénomène comme s’ils n’avaient pas conscience que plus l’éclosion de vraies offres légales innovantes se fera attendre, plus la situation sera difficile à faire évoluer.

Prôner la seule répression face au piratage est un non sens absolu.
Il est en revanche urgent de proposer une réponse pertinente à la demande parfaitement légitime que cache le piratage. Une conclusion qui semble assez évidente, pourtant les acteurs majeurs du secteur peinent encore à en prendre toute la mesure.


  1. La situation est similaire un peu partout dans le monde. 
  2. Heureusement, la Version Multilingue s’est démocratisée depuis l’avènement de la TNT. 
  3. Quelques exemples sont disponibles sur les séries Law & Order sur LawAndorder-fr
  4. Les coupes sont parfois le fait des distributeurs qui proposent dans certains cas une version allégée à l’internationale (auquel cas, la version DVD/Blu-ray sera souvent affectée également). 
  5. Quelle frustration que de découvrir qu’une série dans laquelle on s’est investi est subitement déprogrammée. 
  6. Sans même parler du caractère ultra confidentiel de la chaîne (Edit: La chaîne compte tout de même 1,6 million d’abonnés comme le signale Nicolas dans les commentaires). 
  7. J’avoue ne pas en avoir vu le moindre épisode jusqu’à présent. 
  8. Certains artistes choisissent néanmoins de ne pas faire figurer leur albums sur ses services (c’est notamment le cas de Thom Yorke, le leader de Radiohead). 
  9. Ces abonnements et la publicité peuvent se justifier au moins en partie par les coûts d’exploitation des infrastructures techniques qui supportent ces services. 
  10. Rassurez-vous, cela fait partie des sujets que je souhaite aborder sur SérieTech. 

7 réflexions au sujet de « Piratage et offres légales, tous pirates ? »

  1. Très heureux que tu crées ce nouveau blog. Et bon sujet.

    Une précision cependant : OCS a proposé la saison 4 de Treme en US+ 24 en décembre (soit le lendemain de la diff américaine : c’est dans le cadre de leur deal avec HBO – http://www.lezappingdupaf.com/article-la-saison-4-de-treme-disponible-des-decembre-sur-ocs-city-24h-apres-la-diffusion-aux-etats-unis-120881046.html.

    Et OCS a passé le cap de 1,5M d’abonnés en 2013 (http://www.programme-tv.net/news/series-tv/43793-orange-ocs-city-nouvelle-chaine-partenariat-hbo/). Je ne fais pas de la réclame pour le bouquet : on est d’accord que ça reste franchement peu par rapport à l’ensemble de téléspectateurs mais la formule “ultra-confidentiel” pour en parler me semble un peu forte (selon Le Figaro.fr, OCS vise les 3M d’abonnés à moyen terme). Après, c’est subjectif.

    Sinon, la conclusion du billet est très, très juste. Elle renvoie à une donnée de fond : comment faire le lien entre des contenus dont la production coûte de l’argent et un contexte où les nouvelles technologies facilitent, “normalisent” le partage libre et gratuit ? Celles et ceux qui se penchent là-dessus réfléchissent lentement, c’est le moins qu’on puisse dire. Et c’est l’usage, les habitudes du public qui les contraint à se bouger. C’est frustrant (dans une certaine mesure, l’information est confrontée à la même problématique) et je me demande ce que l’avenir nous réserve.

    1. Merci Nico pour les précisions :)

      Pour OCS, je reconnais que mon commentaire est totalement subjectif et s’appuyait uniquement sur mon expérience personnelle car je ne connais (en dehors de mes connaissances virtuelles) aucun abonné.

      Pour Treme, c’est vraiment la loose, je suis totalement passé à côté. Je vais faire un petit edit dès que possible ;)

      Concernant ton dernier point et, même si tu ne me le reproches pas, c’est vrai que mon papier est assez léger sur l’impact du piratage sur la création (je viens d’avoir un échange là dessus avec Alain Carrazé sur facebook) mais c’est bien parce que mon angle est d’appuyer sur le fait que :
      1) L’industrie musicale est en train de réussir sa transformation face à une problématique assez similaire.
      2) Beaucoup de gens sont prêts à payer ou à voir de la pub pour accéder aux séries qu’ils aiment pourtant les studios choisissent – par leur immobilisme – de laisser cet argent à différents intermédiaires plus ou moins licites.
      Peut-être qu’ils cherchent à éviter de cannibaliser leurs offres existantes mais, si c’est le cas, il s’agit d’un très mauvais calcul.

  2. Effectivement, je te le confirme : mon com ne concernait pas l’impact du piratage sur la création. Il existe, il est évident, il mérite aussi clairement d’être abordé (plus tard ?)… mais il ne me semblait pas le coeur de ton sujet, en tout cas dans la façon dont tu l’esquisses.

  3. Salut Seb !
    Bravo pour ton blog, bonne idée que je vais suivre de près ;)
    Je crois que tout a été dit sur le sujet – effectivement, hormis “l’impact” sur la création. Encore que, il me paraît tout relatif.
    Mon principal reproche à l’industrie “légale” est bien qu’elle ne se soit pas adaptée à l’évolution numérique, bardée de DRM ou pas, ça ne change pas grand chose.
    Concernant NETFLIX, les bâtons qui vont se mettre dans ses roues, si la plateforme arrive un jour en France, c’est le fameux et sacro-saint “respect de la Chronologie des Médias”. Ce même “respect” qui est une des raisons principales poussant de nombreux internautes à passer outre les plateformes légales. Bref, les mêmes erreurs sont reproduites en boucle. Par les mêmes acteurs !!!

    Tant qu’il n’y aura pas une réelle volonté de revoir (voir de supprimer) cette chronologie idiote et inutile, il n’y a AUCUNE CHANCE que la VOD ou les services équivalents explosent en France.

    On pourra me soutenir le contraire, mais ce serait mentir.

    Le modèle économique utilisé depuis des années par ces plateformes est désuet, stupide et pensé avec les pieds. A force de vouloir continuer à prôner l’exception française, on ne fait que s’enliser encore plus dans un imbroglio qui ne mène nulle part ailleurs que dans le mur. Ce qui est bien dommage.

    Enfin, je te remercie pour le passage de ton texte sur ceux qui participent à la communauté “illégale”, à savoir notamment les synchro et encodeurs, leur travail n’est bien évidemment pas reconnu légalement, bien qu’il surpasse parfois (voir, très souvent) le travail fait par les “officiels” :)

  4. Salut Nico (en fait, il n’y a que des Nicolas qui lisent ce blog! ;),

    Ton dernier commentaire sur la qualité du sous-titrage est particulièrement juste, il m’arrive régulièrement de tiquer sur certains sous-titres de Blu-ray/DVD et de me dire que des fansubbers auraient fait nettement mieux…
    Certains éditeurs semblent baser leurs sous-titres sur la VF (dont la traduction est forcément limitée par les mouvements des lèvres entre autres).

    1. Ça manquait ça, un blog pour les Nico :D

      Evidemment, il faut préciser que je ne parlais pas du sous-titrage amateur en “fastsub” mais de celui qui respecte les normes (normes créées par les fansubbers eux-mêmes of course).

      En même temps, j’ai un parti pris. Aujourd’hui, il n’y a aucune chance que je regarde une série (ou un film) US ou UK avec autre chose que de la VO.

      J’estime le doublage VF la plupart du temps insupportable et les sous-titres officiels, pas à la hauteur. Le problème du chauvinisme français est cette volonté de tout doubler – certains pays ne procèdent à aucun doublage, que ce soit pour les films ou les séries ! Non seulement le doublage n’est pas forcément fidèle, mais il peut aussi, parfois, être très nettement édulcoré – il suffit de se souvenir, pour ceux qui ont eu le courage de le regarder en entier en VF, du doublage catastrophique de l’épisode musical de Buffy – OMWF.

      Ce qui a été aussi le cas dans d’autres séries où des dialogues entiers étaient modifiés pour “correspondre” à un type de public en particulier (fallait pas choquer la ménagère tout de même) – ou encore, souvenez-vous des coups de ciseaux censeurs d’Annie Paix qui massacra allègrement des épisodes entiers d’Angel ^^

      J’arrête car je m’éloigne du sujet, désolé ;)

      1. Totalement d’accord (mon cheval de bataille du temps du FLT était d’ailleurs la généralisation de la VM ;).
        Aujourd’hui, ma préférence va à la VO sous-titrée en anglais pour un confort maximal :)

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